Dernier numéro Près de la Source, hiver 2014 n. 112.

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Dans ce dernier numéro de 2014, nous proposons encore un extrait de l’Exhortation apostolique du Pape François, la Joie de l’Evangile, sur le thème du bien commun et de la paix sociale. En se référant à la doctrine sociale de l’Eglise, il formule quatre principes en vue d’orienter « le développement de la cohabitation sociale et la construction d’un peuple où les différences s’harmonisent dans un projet commun. » (n. 221)

Le temps est supérieur à l’espace ; ce principe « permet de travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats. » (n. 223).

L’unité prévaut sur le conflit, permet de ne pas rester prisonnier du conflit, mais de le « transformer en un maillon d’un nouveau processus », (n. 227) en développant « une communion dans les différences. » (n. 228).

La réalité est plus importante que l’idée. Il faut éviter que l’idée soit séparée de la réalité, car « il est dangereux de vivre dans le règne de la seule parole, de l’image, du sophisme. » (n. 231).

Le tout est supérieur à la partie. « Il faut prêter attention à la dimensions globale pour ne pas tomber dans une mesquinerie quotidienne. En même temps, il ne faut pas perdre de vue ce qui est local, ce qui nous fait marcher les pieds sur terre. » (n. 234)

En 2014, les Frères Carmes ont célébré les 25 ans de leur retour en France, après deux siècles d’absence. Cet anniversaire a été fêté tout particulièrement à Angers, avec un invité d’honneur, Monseigneur Louis Bruguès, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Eglise Romaine, ancien évêque d’Angers. L’âge de la plénitude est le texte de l’homélie qu’il a donnée lors de la messe d’action de grâce qu’il a présidée au monastère des Bénédictines du Calvaire, le 19 octobre dernier.

Dans l’article titré Vingt-cinq ans, le frère Elie du Cœur Immaculé de Marie nous donne le sens de la célébration de cet anniversaire et nous présente les moments les plus importants de cette commémoration.

Le frère Bernard Guesdon des Frères de Saint Gabriel nous a fait parvenir le résultat de ses recherches sur François Ouvrard (1767-1850), dès 1785 tertiaire de l’Ordre du Carmel. Après la Révolution et la conséquente disparition des frères Carmes d’Angers, il est devenu religieux en intégrant la Congrégation enseignante des Frères du Saint-Esprit, en y vivant et y mourant saintement. Nous donnons une petite note historique le concernant, ainsi que les vicissitudes des frères Carmes du couvent d’Angers, après la Révolution.

Muriel Rautenstrauch a lu pour nous Un Carme au bûcher. Elle nous présente ce roman historique du frère Gianfranco qui retrace l’aventure humaine dramatique du frère carme breton, Thomas Connecte. La vie de ce frère carme se fond dans l’histoire du monde, de l’Eglise et de l’Ordre du XVe siècle, nous donnant un tableau vivant et passionnant des divers personnages et des problématiques de cette époque tourmentée. Un livre à lire ! A tous de très belles fêtes de Noël dans la joie et la paix de l’Enfant de Bethlehem.

Frère Gianfranco Maria Tuveri, O. Carm.