Frère Klaus, Délégué Général et Prieur

 
Né le 17 octobre l959 à Saint Ingbert (Saar, Allemagne), j'ai passé toute ma formation scolaire jusqu'au bac dans ma ville natale avec mes parents et ma soeur. C'est dans ma famille et ma paroisse que j'ai fait connaissance avec la foi. Le contact avec les prêtres fut certainement décisif pour mon engagement ultérieur dans la vie religieuse.

Après mon bac, en 1979, j'ai commencé des études de théologie à l'université catholique d'Eichstätt (Bavière) en tant que séminariste diocésain. Mais peu de temps après, je me suis aperçu que ma vocation était ailleurs.

C'est alors que j'ai fait connaissance des Carmes à Bamberg. Ce premier contact m'a profondément marqué. Après deux ans d'études je suis rentré au noviciat chez les Carmes. Un an plus tard je prononçais mes premiers voeux pour trois ans qui furent à la fois un temps de discernement et d'études universitaires.

En 1985, à la fin de ces trois ans, j'ai terminé mes études et j'ai pris mon engagement définitif chez les Carmes, avant d'être ordonné diacre. Cette nouvelle étape m'a amené dans une autre communauté de l'Ordre à Straubing sur les bords du Danube. C'est là que j'ai fait mes premières expériences pastorales, au couvent et dans la paroisse saint Jacques.

Après mon ordination sacerdotale en 1986 je suis resté fidèle à cette communauté, en exerçant mon ministère auprès des fidèles de notre église (célébration des messes et surtout du sacrement du pardon), et auprès des jeunes de notre petit séminaire.

Pendant huit ans j'ai été aumônier, éducateur et enseignant. Durant ces années, le projet de l'Ordre pour une fondation en France a pris forme. Intéressé depuis ma jeunesse par ce pays, j'ai profité de la première occasion pour aller voir sur place ce qui était en train de naître à Bourges. Ce premier contact ne devait pas rester sans suite.

Mon intérêt pour cette nouvelle fondation n'a pas cessé, et le jour où le vice général m'a téléphoné de Rome pour savoir si je voulais venir en France j'ai donné mon accord.

C'est en juillet 1993 que j'ai fait mes adieux à Straubing pour aller en France me lancer dans une nouvelle aventure. Les premières semaines à Bourges furent marquées par l'attente du déménagement à Nantes, attente qui dura jusqu'au 1er septembre.

Avec le frère Gianfranco nous avons tout d'abord été logés trois mois chez les Filles de la Sagesse, en attendant la fin des travaux de construction du couvent. Le premier week-end de l'Avent nous nous sommes installés au couvent où les travaux d'aménagement du hall et de l'église n'étaient pas encore terminés.

L'inauguration du couvent et la consécration de l'église Notre Dame de Lumières eurent lieu le 16 avril 1994. Pour nous tous, c'était un événement important qui marqua tous ceux qui y étaient présents.

Le premier pas était fait, il restait encore à donner une vie intérieure à cette nouvelle fondation et à former une communauté pour l'inculturer dans ce nouveau cadre.

A travers les hauts et les bas d'une communauté internationale et les expériences très différentes de chacun, j'ai commencé à découvrir de plus en plus les richesses de la région. Cela est aussi lié au fait que l'évêque de Nantes, Monseigneur Marcus, m'a nommé aumônier de deux écoles catholiques (1995).

Les Scouts de leur côté ont su me "recruter" comme conseiller religieux. Ces deux activités perdurent encore aujourd'hui.

En 1997, trois ans après la fondation du couvent, j'ai reçu la charge de prieur. Ce fut pour moi une expérience nouvelle et difficile car je n'avais pas été formé à cette mission.

J'ai donc essayé de faire au mieux, à partir de l'expérience acquise auprès de ceux qui furent mes prieurs au cours de ma vie religieuse. Je me suis évertué à continuer et à consolider ce qui avait été amorcé quelques années auparavant, tout en cherchant la meilleure voie pour chacun.

La communauté de Nantes n'était pas la seule implantation de l'Ordre en France, la Délégation Générale des Grands Carmes en France comportait aussi la communauté de Bourges et l'ermitage de Villefranche de Rouergue.

La Délégation, composée des frères vivant en France, était sous la direction d'un Délégué qui était assisté de deux conseillers. En 1998, j'ai aussi reçu la charge de conseiller.

Lors de la visite canonique, au mois de février 2003, notre Père Général m'a demandé d'accepter le ministère de Délégué en remplacement de frère Gianfranco qui ne pouvait plus l'assurer en raison de sa santé.

Voilà pour moi une nouvelle aventure avec le Seigneur. Pour le moment je ne sais pas vraiment ce qui m'attend ni ce que je dois faire dans cette nouvelle fonction. J'essaie d'être à l'écoute de Dieu et des frères pour accomplir cette tâche, et je me confie à vos prières.