Les origines : le Mont Carmel

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Le massif du Carmel occupe une surface triangulaire dont le côté ouest longe la Méditerranée sur 30 Km environ, de Haïfa a u Nahar ha-Tanninim, en ne laissant qu’une étroite plaine côtière. Le côté sud-est, beaucoup moins visible, domine à peine des collines de calcaire tendre. Le côté nord-est domine la baie de saint Jean d’Acre, la plaine du même nom et la plaine de Yizréel (Esdrelon) sur 25 Km au total. Les crêtes dominant la ville de Haïfa sont à 200 m, le sommet à 548 m. Proche de la mer, le Carmel est arrosé de pluies abondantes. Sur la montagne, les champs de pierres arrosés de pluies n’empêchaient pas autrefois l ’existence d’une véritable forêt méditerranéenne où on signalait des chênes verts, des pins, des sous-bois de lentisques, d’arbousiers, de fruitiers sauvages, des bosquets de lauriers-roses bordant les ruisseaux. On rencontrait aussi des gazelles, des sangliers, des chacals, quelques loups et renards, et même des léopards et des guépards. Une multitude d’oiseaux enfin animaient les airs. Dans la Bible, le Carmel est le « Verger de Dieu »,le « jardin fleuri » ; il y est surtout évoqué pour la splendeur de sa végétation (Is 35 ,2 ), pour ses pâturages (Jer 50,9) et pour sa forêt ; on distingue le « Mont Carmel » du « cap Carmel » (Amos 1 ,2 ; 9, 3 et Jérémie 46 , 18 ; 1R18, 19-20, 42). On sait que le Carmel était un lieu sacré dans l’Antiquité : des cultes y étaient pratiqués et des dieux honorés, par exemple le culte à Baal, celui du Seigneur d’Israël défendu courageusement par Elie (1R 18) et le culte à Zeus du Carmel (du IV AV. J.C. jusqu’au III s. ap. J.C.). Cette montagne fut toujours aimée par les mystiques d’Israël ou d’ailleurs.